The director/ Monsieur le directeur

Day 35 – 30/06/2015 – 162 kms – Tosya à Merzifon
Total : 4242 kms

As the sun slowly rises, I leave my two new friends. Unfortunately, riding a solar bike has a different rhythm than riding a normal bike. This morning, there is still no sun, but at least it’s not raining anymore. As I go deeper into the mountains, the landscape slowly changes. At the bottom of the valleys, farmers plowing their fields make way to numerous rice pickers that spread through the paddy fields. The flanks of the mountains are not as green, thick and steep as they were yesterday. Here and there, old women are looking after one or two cows, sometimes a small herd of sheep. Storks have invaded the region, they can be seen everywhere: Perched on top of electric poles where they have decided to install their nest, flying over the paddy fields or just waiting by the side of the road. But what I prefer is the chant of the muezzin echoing in the mountains. With today’s fog, this adds a touch of mysticism to this already strange atmosphere.

Au petit matin, je laisse mes deux nouveaux amis. C’est malheureux mais voyager en vélo solaire impose un rythme différent que de voyager en vélo simple. Ce matin, il n’y a toujours pas de soleil mais il ne pleut plus. Alors que je m’enfonce dans la montagne, le paysage se transforme petit à petit. Dans le fond des vallées, les agriculteurs labourant leurs champs laissent place à une multitude de cueilleurs qui viennent parsemer des rizières. Les flancs des monts deviennent moins verts, moins touffus, et moins escarpés. Çà et là, de vieilles femmes gardent une à deux vaches et parfois un petit troupeau de mouton. Les cigognes ont envahi cette région, on en voit partout : perchées en haut de poteaux électriques où elles ont décidés d’installer leurs nids, survolant les rizières ou posées sur le bord de la route. Mais ce que je préfère, c’est le chant du muezzin qui résonne dans la montagne. Avec la brume d’aujourd’hui, ça rajoute un côté un peu mystique à ce décor déjà très inhabituel.

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I stop to have lunch close by Osmacik, a charming small town, lost in the middle of nowhere. It seems the speciality are clay pots, tachiniks and silvered dishes. In the afternoon, I will have to go through a narrow path with cliffs rising to a few hundred meters high on both sides. This bottleneck generates a strong counter wind stopping me from moving forwards. Sun continues to flee me, I can see it a few hundreds of meters ahead but clouds are following me, and I just can’t catch up. It’s really frustrating! When I finally manage to exit the funnel, a plateau that could be mistaken for a plain, stretches out in front of me. I leave mountains behind me and head out towards Merzifon.

Je m’arrête déjeuner à Osmacik, une petite ville très mignonne, paumée au milieu de rien. Il semble que la spécialité soit les pots de terre, les tchainiks et la vaisselle argentée. L’après-midi je passe par un étroit passage entre des falaises de plusieurs centaines de mètres de haut. Ce goulot d’étranglement génère un vent de face puissant qui me freine énormément. Le soleil continue de me fuir, je le vois quelques centaines de mètres plus loin mais des nuages s’entêtent à suivre mon chemin, et je ne parviendrais jamais à le rattraper. C’est excessivement énervant ! Lorsque je sors enfin de l’entonnoir, un plateau s’apparentant à une plaine s’étend à perte de vue. Je laisse les montagnes derrière moi et m’élance en direction de Merzifon.

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After a last uphill using only my poor legs, I am welcomed right before the city by Aziz, the only English teacher in town. He guides to the “director” who has been waiting for me for some time now, if I understood properly. The English teacher looks stressed out, and seems really not to want to make him wait any longer. But who is this director? Arriving to destination, under the flashes of two excited photographs, I hurry up to shake hands with the man wearing an impeccable suit. The reception committee is composed of around seven smiling persons, each of them greeting me eagerly. After a few official pictures, I hear that the “director” is called “minister” by one of the guys. I really don’t understand anything, but as I’m really in a hurry to take a shower, I’m not bothered to ask right away. I am then escorted to the “House of Professors”, a sort of campus that looks very neat. After having parked Roger in a secure area, a room is attributed to me. I had just started imagining a quiet evening where I would have time to wash my clothes and go to bed early when I learn I actually need to be ready in fifteen minutes to go dine Iftar at the Belediye of Merzifon. I hurry up to finish my most important chores quickly, but as I rush back down, surprise, everyone is gone. After clarification, it seems that this director, seeing how exhausted I looked, didn’t want to force me into any social obligations, and had a dinner ready for me to eat alone at the House of Professors. I still don’t have a clue on who this director is, but, in any case, if he ever reads these few lines, I would really like to thank him for everything. I would also be very interested to know his name and function. Now, let’s benefit from this unique opportunity, and go to bed early!

Après une dernière montée à la jambe, je suis accueillie à l’entrée de la ville par Aziz, le seul professeur d’anglais de la ville. Il me guide un peu plus loin pour rencontrer «  le directeur » qui m’attend depuis déjà longtemps d’après ce que j’ai compris. Le professeur d’anglais a l’air très stressé à l’idée de le faire attendre davantage. Mais qui est ce directeur ? Arrivée à destination, sous les flashs de deux photographes de journaux locaux, je m’empresse donc de serrer la main de cet homme au costard si soigné. Le comité d’accueil est composé d’environ sept personnes enthousiastes qui me tendent la main, sourire aux lèvres. Après quelques photos officielles, j’entends le « directeur » se faire appeler « ministre ». Je n’y comprends rien mais j’ai quand même bien envie de prendre une douche donc je n’insiste pas. Je suis ensuite guidée jusqu’à la « Maison des Professeurs », une sorte de campus qui me semble très propre. Après avoir rangé Roger au chaud, une chambre m’y est attribuée. A peine ai-je eu le temps de m’imaginer une soirée pépère où je pourrais laver tranquillement mes habits et me coucher dans la foulée, qu’on m’annonce que j’ai rendez-vous dans quinze minutes pour aller diner l’Iftar au Belediye de Merzifon. Je m’empresse donc de tout faire version express mais quand je descends à l’heure prévu, surprise, il n’y a personne. Après clarification, il semble que le fameux directeur, voyant que j’étais fatiguée, n’a pas voulu m’obliger à participer à quelconque évènement social et m’offre un repas dans la maison des professeurs, en tête à tête avec moi-même. Je ne sais toujours pas qui est ce directeur mais en tout cas, si il parvient à lire ces quelques lignes, je tiens à le remercier pour tout ce qu’il a fait pour moi, chose que je n’ai pas eu l’occasion de faire à ce moment-là. Au passage, je serais également intéressée de savoir son identité et sa fonction. Maintenant, vite, on en profite, au dodo.

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Different perceptions/ Percevoir différemment

Day 34 – 29/06/2015 – 156 kms – Gerede à Tosya
Total : 4080 kms

For today, let’s let the pictures talk: a few pictures are sometimes more efficient then long speeches. After lazing about at the hotel for a few hours, I finally take off and am immerged in an incredible mountainous landscape. I even get a little bit of sun! There are many hunting birds in the sky. Truck drivers taking a break on the side of the road keep on asking me if I would like to join them for a tchaï (tea). Other marking event this morning: I save a turtle (and probably a car by the same occasion) that had wondered off in the middle of the road. At the beginning of the afternoon, rain starts falling again and I decide to stop to have lunch in a small restaurant by the side of the road. I don’t understand anything on the menu and conveniently decide to let the chef choose for me. Once again, I’m quite impressed of the quality of the meal served to me. I definitely have a weakness for Turkish gastronomy!

Pour aujourd’hui, il vaut mieux laisser parler les images : quelques photos valent mieux qu’un long discours. Après un départ tardif de l’hôtel, je suis une fois de plus immergée dans des paysages montagneux magnifiques et j’ai même le droit à un peu de soleil. Le nombre de rapaces qui fendent le ciel est impressionnant. Je suis sans cesse héler par les camionneurs arrêtés en bord de route qui me proposent de partager quelques instants de convivialité en buvant du tchaï (thé). Autre évènement marquant de la matinée : je sauve une tortue (et surement une voiture par la même occasion !) qui s’était aventurée en plein milieu de la route. En début d’après-midi, la pluie reprend et j’en profite pour m’arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de route qui ne paie pas de mine. Faute de comprendre le menu, je demande au chef de choisir pour moi. Une fois de plus, je suis impressionnée par la qualité du plat qu’ils me servent. Décidemment, la gastronomie turque, ça me plait bien !

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As I make my way to Tosya, suddenly, a man on a bike equipped with the very common Ortlieb bags, characteristic of all long distance cycling travellers, catches up with me, panting and sweating, and asks me to stop. It’s Sebastien, a thirty year old German. His wife, Elisa, is with him, they’re going in the same direction as I am. They were intending on setting up camp quite quickly, but I wanted to continue on until Tosya, the next “big” town. We find a compromise and decide to set up the tents fifteen or twenty kilometres later. It’s still raining. As soon as we finish setting up our tents, the thin and discreet rain makes way for heavy rainfall. Elisa and Sebastien are used to cooking good meals with a simple camping stove and a few pans. So, tonight, Sebastien prepares us a hearty dinner with aubergines, potatoes and zucchinis, delicious. We talk about our experiences traveling, people wee have met on the way and what we have learnt from those encounters in terms of culture and hospitality.

Alors que je trace vers Tosya, un homme à vélo harnaché de sacs de marque Ortlieb (décidemment la marque par excellence de tout cyclo-voyageurs digne de ce nom) me rattrape, essoufflé et tout transpirant, et me demande de m’arrêter. C’est Sebastien, un allemand d’une trentaine d’années. Sa femme, Elisa, est avec lui, et ils vont dans la même direction que moi. Eux comptaient s’arrêter bientôt pour monter leur tentes alors que moi je comptais pousser jusqu’à Tosya, la prochaine grande ville sur la route. On trouve un compromis et décide de s’arrêter dans quinze ou vingt kilomètres. Il pleut encore et toujours. Dès qu’on a fini de monter les tentes, la pluie fine et discrète fait place à de grosses gouttes. Elisa et Sebastien ont l’habitude de se cuisiner de bons plats avec un simple réchaud et quelques casseroles. Du coup, ce soir, Sebastien nous prépare un repas à base d’aubergines, de pommes de terre et de courgettes, un festin! On échange sur nos voyages, sur les gens que nous avons rencontrés et sur ce que ces gens nous ont laissé percevoir de leur culture et de leur sens de l’hospitalité.

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It’s funny to see how people traveling on the same route can have such different experiences. For example, Elisa has often been confronted to a very macho behaviour, where, although she spoke better English than Sebastien, man would only talk to her husband and wouldn’t even answer to her when she was asking questions. This just proves how much the perception you have of a country all depends on the people you meet. My experience is all the opposite. There’s one major difference though, I travel alone and, somehow, people “have” to speak to me. But honestly, I could not imagine the people I have met behaving differently if I had been accompanied. Another perception of theirs that I couldn’t of had imagined: Elisa tells me unconditioned hospitality and little presents from strangers almost make her feel uncomfortable. She feels as if she owes something back. Personally, I interpret these behaviours as something almost normal in these societies; behaviours so different from our occidental habits that they are almost incomprehensible. It’s just another way to perceive relations, happiness and simply life. Importance is given to human interaction, rather than to personal wealth.

C’est drôle de voir comment des voyageurs effectuant la même route peuvent avoir des expériences si divergentes. Par exemple, Elisa s’est trouvé de nombreuses fois confronté à des comportements très macho, où, bien qu’elle parle mieux anglais que Sébastian, les hommes n’adressaient la parole qu’à son mari et ne lui répondaient pas quand elle leur posait des questions. Comme quoi, en ce qui concerne votre perception d’un pays, tout est question des gens qui croisent votre chemin, car de mon côté, c’est tout le contraire. Il y a, il est vrai, grande différence : je voyage seule, les gens sont contraints de m’adresser la parole car il n’y pas d’homme avec moi. Mais franchement, j’ai vraiment du mal à imaginer qu’ils se comporteraient différemment si j’étais accompagnée. Un autre exemple qui prouve à quel point notre perception peut différer d’une personne à l’autre : Elisa m’explique que l’hospitalité sans arrière-pensées et les petits cadeaux d’inconnus la mettent presque mal à l’aise. Elle se sent comme dans l’obligation de devoir quelque chose en retour. Personnellement, j’en comprends que ce sont des coutumes presque normales ici, il est vrai si éloignées de mœurs occidentaux. C’est une autre façon de percevoir les relations, le bonheur et, tout simplement, la vie. On accorde tout simplement plus d’importance à l’interaction humaine qu’à la richesse personnelle.

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Yannick Mac Gyver le retour

Et voilà comment Yannick Mac Gyver a encore déjoué le mauvais coup du méchant Thomas Pollet : la morsure dans la bille du roulement!

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Croatie Slovénie, ça sens la fin.

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De la Serbie à la Bosnie – La route du Sun Trip

27 juillet 2015 – Nis – Jagordina – 110 km – Soleil puis orageux – Averse dans la nuit.

Nous quittons notre hôtel tardivement après une opération bricolage pour Yannick et une opération montage vidéo pour sa chargée de comm. Une vis qui tient le flasque du moteur s’est cassée dans son filetage. Ma roue fait un bruit régulier depuis la veille. Mac Gyver soupçonne une mauvaise tenue du flasque comme cela nous est déjà arrivé. Pour sortir la partie de la vis coincée au fond du filetage mais qui débouche partiellement, Mac Gyver use de patience et d’astuces en fabriquant une tête de vis à l’aide d’un morceau de scie à métaux sur la partie de la vis qui débouche et en fabriquant ensuite un mini tournevis capable de passer dans la partie étriquée contre le corps du moteur et d’atteindre cette partie de la vis. Mes explications sont un peu compliquées mais retenez juste qu’il a encore été bigrement astucieux.

Nous faisons avant de partir un petit tour dans l’enceinte fortifiée de Nis.

La route après Nis est agréable et roulante. Nous en avons enfin fini avec la circulation dense. Il fait cependant très chaud (39 °) et rouler en plein après-midi quand l’asphalte renvoie des souffles d’air brûlant est assez éprouvant. De plus l’orage menace et nous décidons de faire une petite étape en nous arrêtant à Jagordina à l’hôtel.

Alors que nous mangeons au resto de l’hôtel, un homme s’approche et nous demande si nous faisons le Sun Trip. Quelle surprise ! D’autant qu’il n’a pas pu voir nos vélos qui sont à l’abri. Il nous explique qu’il est un hôte du réseau Warmshower et qu’il a hébergé des Suntrippers en 2013. Il nous a suivis, a vu notre position grâce à la carte GPS et est venu spécialement pour nous demander si nous avions besoin de quelque chose. Malheureusement nous avons déjà pris pied dans l’hôtel et nous déclinons son offre d’hébergement. La solidarité cycliste n’est décidément pas un vain mot !

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28 juillet 2015 – Jagordina – Ub – 133 km – très couvert puis ensoleillé.

Nous poursuivons notre route en direction de la Bosnie, en coupant en dessous de Belgrade par la campagne. La pluie d’hier a amené une fraicheur bienvenue et nous roulons très agréablement sur des petites routes de campagne au milieu d’un paysage vallonné qui pourrait être celui du Gers. En Serbie, l’habitat est assez dispersé, le réseau de routes très maillé. Les routes de campagne sont bordées quasiment en continu de fermes bien tenues et de jolies villas aux toits de tuiles à pentes multiples. La campagne est habitée, verte, boisée et semble prospère.

2015-07-27 Nis - Ub 0202015-07-28 Nis - Ub 0022015-07-28 Nis - Ub 0102015-07-28 Nis - Ub 0112015-07-28 Nis - Ub 017 - CopieA Lasarevac, en discutant avec des curieux, on nous laisse miroiter la présence d’un camping. En fait nous ne le trouvons pas. Je pense qu’il n’existe pas et qu’il s’agit juste d’une incompréhension linguistique. Qu’à cela ne tienne, nous sommes bien décidés à camper et nous trouvons juste avant Ub un pré, un peu caché de la route par des haies, pour planter notre bivouac.

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29 juillet 2015 – Ub – Bijeljina – 123 km – Soleil chaud

Pas de doute, nous sommes bien sur la route du Sun Trip. À Ub, nous sommes interpellés par un homme qui a hébergé Guillaume de Déclic-Eco pendant le Sun Trip 2013 en direction du Kazakhstan. Le Sun Trip a laissé des traces et marqué les esprits.

Nous continuons à rouler sur des petites routes aux larges accotements en pelouse bien tondue, toujours bordées en continu de maisons et fermes engazonnées et coquettes. La Serbie a un petit air de quartier résidentiel américain.

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Demain nous continuerons en Bosnie tout près de la frontière avec la Croatie, et si tout va bien nous franchirons la frontière en fin de parcours, mais la météo annonce de la pluie donc… nous verrons bien.

Et n’oubliez pas notre fil rouge:

« Ensemble, prenons le cancer de vitesse ». Donnons pour Curie : http://macollecte.curie.fr/projects/the-sun-trip-2015-aventure-a-velo-solaire

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Kasachstaaaan!!!!

Na endlich! Es hat zwar etwas länger als geplant gedauert, aber dafür freuen wir uns umso mehr – wir haben unser Ziel-Land erreicht! Jetzt aber los!

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Bereits einen Tag früher als erwartet müssen wir die tolle Wohnung von Paulines Freundin wieder räumen – unsere Fähre legt nun doch schon am Sonntag ab – was für eine Freude!

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Die Agdam wird uns von Baku über das kaspische Meer schippern. Es handelt sich eigentlich um ein Frachtschiff, welches mit Eisenbahnwagons beladen wird und Platz für maximal 6 Passagiere bietet. Luxus braucht man keinen zu erwarten – tun wir auch nicht …

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Azerbaijan pumpt in großen Mengen Erdöl aus dem kaspischen Meer. Wir passieren Neft Dashlari, wo 1948 von den Soviets die erste Offshore-Ölbohrplattform der Welt gebaut wurde. Nach wie vor leben etwa 5.000 Menschen auf diesem Labyrinth aus Plattformen, welche die größte Bohrinsel der Welt bilden. Alles andere als schön, finden wir …

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Da aufgrund eines “Buchungsfehlers” keine Kabinen für uns frei sind, okkupieren wir nach Absprache mit dem Kapitän, aber zum Unmut der Besatzung, kurzerhand den Aufenthaltsraum des Schiffes. Auf unseren mitgebrachten Matratzen schläft sich´s ohnehin besser :-)

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Kasachstaaaaaan! Nach einem ewigen Bürokratiejungel (wir benötigen für den Rücktransport des Rades, um welchen sich dankenswerterweise DB Schenker kümmern wird, Einfuhrpapiere) schwingen wir die kasachische Fahne (und Pauline die Französische).

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Ja, richtig gesehen – das ist Innenleben eines Eisenbahn-Ladewaggons! Aufgrund der vielen Verzögerungen, die sich mittlerweile auf etwa 2 Wochen summieren sind wir gezwungen, einen Teil der Strecke mit dem Zug zurückzulegen. Wir hätten unser Ziel almaty, welches sich noch ca. 3.500km von uns entfernt befindet, nicht mehr bis Mitte August erreicht.

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Das Gute an einer Zugfahrt in Kasachstan ist, dass man einen ganz anderen Einblick in das Leben der Menschen gewinnt.

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Wir haben nette Gespräche und Begegnungen während der gut 33 Stunden Zugfahrt, die uns von Aktau nach Aralsk bringen wird.

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Ewig lange Güterzüge verfrachten wertvolle Rohstoffe quer durch die Steppe. Bis zu 60 Waggons zählen die etwa einen Kilometer langen Kolosse.

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An den kleinen Bahnhöfen wird alles feilgeboten, was man als Reisender zum “überleben” benötigt.

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Die ewige Steppe zieht monoton an uns vorbei.

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Am Abend des zweiten Tages im Zug erreichen wir müde die Stadt Aralsk, mitten in der zentralkasachischen Steppe.

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Auch hier gehört das Fahrrad zu einem beliebten Zeitvertreib. “Wieso habt ihr ein Dach”, scheinen uns diese beiden Jungs zu fragen.

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Aralsk war einst eine prosperierende Hafenstadt am Rade des mächtigen Aralsees – bis die Soviets auf die Idee kamen, Wasser aus den Zuflüssen für de Baumwoll-Anbau in Usbekistan und Kasachstan abzuzapfen – eine der größten vom Menschen verursachte Umweltkatastrophe. Vom einstigen Hafen in Aralsk sind nur noch die Gerippe der Verladekräne und ein paar kümmerliche Wasserlachen übrig.

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Am Basar von Aralsk stocken wir unsere Vorräte auf …

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… und fahren hinaus in die weite Steppe des neuntgrößten Staats der Welt. Österreich würde etwa 32,5 mal darin Platz finden :-)

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Ist das etwa eine Fata Morgana?

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Nein! Ein liebesbedürftiges Kamel hat es auf uns abgesehen! Neugierig sabbert es mir meinen Arm voll und würde scheinbar am liebsten mit mir schmusen :-)

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So sehen kasachische aussichtsplattformen aus!

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Schöne Aussicht, finden wir!

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Foto? Foto? Gefühlte hundert mal werden wir am Tag gebeten, für das Facebook- oder Twitter-Album stillzuhalten und freundlich zu in die (Handy-)Kamera zu grinsen. Dass wir da manchmal “zurückschießen”, ist wohl klar :-)

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Das erste Nachtlager verbringen wir bei einer einsamen Moschee, dem einzigen schattenspendenden Gebäude weit und breit.

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Das Zelt bleibt in der Packtasche – was für eine herrliche Nacht!

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Dieser lustige Kerl ist sowas wie der Mesner der kleinen Moschee.

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Die Hauptstraße ist von Aralsk südwärts in einem super Zustand – nur abbiegen sollte man nicht.

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Merke: Immer genug Wasser mitführen!

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Auf einigen wenigen Streckenabschnitten muss man auf die alte Straße ausweichen. Für die LKW-Fahrer scheinen wir eine willkommene Abwechslung zu bieten. “Danke für´s Ohren ausblasen”, brüllen wir ihnen nach, nachdem sie ihr Kompressorhorn lautstark und exakt auf gleicher Höhe tröten lassen.

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Wären wir russische Kosmonauten, müssten wir nun rechts abbiegen. Neben dem gleichnamigen Ort befindet sich dort der größte Raketenstartplatz der Welt, von dem aus schon Juri Gagarin 1961 zur ersten bemannten Raumflug der Welt aufbrach.

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Unser Solar-Tandem ist keine Rakete – auch wenn viele Kasachen denken, es wäre ein Flugobjekt. Fleigen kann es schon – aber leider meist unewollt – und nur “auf die Erde”. Nach einem schmerzlichen “Umfaller” biege ich das verzogene Dach aus.

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Hitze und Staub – unsere täglichen Begleiter.

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Ja und auch diese Biester gibt es in der Steppe! Vor allem dort, wo sich Wasserkanäle oder Flussläufe befinden. Ein bedrohliches Surren begleitet uns diese Nacht in den Schlaf.

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Am Morgen hat sich unser Lagerplatz in eine feuchte, schlammige Fläche verwandelt. Das Zeug bleibt dick auf unseren Flip Flops kleben …

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Wie gut, dass wir unseren eigenen Schaten produzieren können! Es hat bis zu 40 Grad, und ein starker Nordostwind trocknet unsere Kehlen im Nu aus.

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Wunderschöne Friedhöfe nahe den wenigen Städten.

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Juhu – ein Rastplatz! Nur wo sind die Bäume?

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Nach ein paar langen Tagen mit Etappen bis zu 200 Kilometern schaun wir nicht mehr ganz so frisch drein.

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Wir freuen uns, einen Schattenbusch zum Lagern gefunden zu haben. Bis kurz vor Sonnenuntergang der einzige Ort, an dem man es halbwegs aushält.

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Jede Gelegenheit zur abkühlung wird genutzt. Wir konsumieren Unmengen an Limonaden – gemeinsam oft drei Liter am Tag (neben den 11 Litern Wasser).

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Quiiiietsch, und schon wieder einer neben uns! Uns scheint, als hätte man einen Preis auf das beste Foto mit uns ausgeschrieben. Oft sind die Begegnungen lustig (wie auf dem Foto), manchmal einfach nur nervig – vor allem dann wenn einem ungefragt die 100ste Kamera vors Gesicht gehalten wird 😉

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Der starke Wind ist glücklicherweise diesmal unser Freund. Für ganze fünf Tage treibt er uns mit bis zu 35 km/h an – herrlich!

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In der Großstadt Shymkent wollen wir uns wieder mal ein Zimmer gönnen. Unsere Klamotten stehen vor Salz und Staub, und eine echte Dusche wäre der Hammer!

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Foto Foto die x-te 😉

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Feierabendbier! Auch wenns meist etwas warm ist – es zischt wie nie zuvor!

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… und nach einer Halben auf nüchternem Magen, ohne gegessen zu haben, will man eigentlich nur noch relaxen …

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… und den Sonnenuntergang genießen.

 

Shymkent bedeutet das Ende der Steppe für uns – wir nähern uns den Ausläufern des mächtigen Tien Shan Gebirges.Wir planen einen Abstecher nach Kirgistan, und je nach Zeit und Lust einen kleinen Nationalpark-Loop rund um Almaty.

Der halbe Ruhetag in Shymkent ist leider nicht ganz so ruhig wie erhofft. Unsere externe Festplatte zeigt ernsthafte Probleme, der neu gekaufte Ersatz will nicht so richtig mit unserem Tablet harmonieren und unsere Kamera pfeift sprichwörtlich aus dem letzten Loch – der Spiegel bleibt bei jedem Foto unter 1/350stel Belichtungszeit hängen. Wir hoffen, dass wir sowohl unsere kostbaren Fotos heimbekommen, und dass auch die Kamera durchhält. Also bitte Daumen drücken und gute Vibes rüberschicken – denn irgendwie sind wir gerade etwas angespannt … aber wie immer: Wird schon werden!!!

Liebe Grüße,

Anita&Andi

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